Avant d’aller à la messe dominicale, le lecteur est invité à « préparer son dimanche » en lisant plusieurs fois durant la semaine les 4 textes de la liturgie. Lire et relire, encore et encore. Car rien n’est plus important pour le chrétien que la Parole de Dieu !
PREMIÈRE LECTURE - 2 SAMUEL 5, 1-3
En ces jours-là, toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron et lui dirent : « Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair. Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi, c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais, et le Seigneur t’a dit : Tu seras le berger d’Israël mon peuple, tu seras le chef d’Israël.’ » Ainsi, tous les anciens d’Israël vinrent trouver le roi à Hébron. Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron, devant le Seigneur. Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël.
PSAUME Ps 121 (122)
Quelle joie quand on m’a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! » Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem ! Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu’un ! C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur. C’est là le siège du droit, le siège de la maison de David. Appelez le bonheur sur Jérusalem : « Paix à ceux qui t’aiment ! »
DEUXIÈME LECTURE - COL 1, 12-20
Frères, rendez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé : en lui nous avons la rédemption, le pardon des péchés. Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature : en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui. Il est avant toute chose, et tout subsiste en lui. Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : c’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté. Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié, faisant la paix par le sang de sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel.
ÉVANGILE DE JESUS-CHRIST SELON SAINT LUC 23, 35-43
En ce temps-là, on venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! ». Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
PREMIÈRE LECTURE - 2 SAMUEL 5, 1-3
Après la mort de Saül, il y a une querelle de succession : le pays se divise en deux : David est reconnu comme roi, mais seulement par une partie du peuple, la tribu de Juda, dans le Sud, dont il est originaire. Il règne à Hébron. Au Nord, en revanche, c’est encore un fils de Saül qui règnera quelque temps, sept ans et demi, nous dit la Bible : après des quantités d’intrigues, de complots, de meurtres dans le royaume du Nord, le fils de Saül est assassiné et c’est à ce moment-là que les tribus du Nord, privées de roi, se tournent vers David. Avec le texte d’aujourd’hui, nous assistons donc à la scène du ralliement des tribus du Nord : «Toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron et lui dirent : "Nous sommes du même sang que toi ! Dans le passé, déjà, quand Saül était notre roi, tu dirigeais les mouvements de notre armée... Et le Seigneur t’a dit : Tu seras le pasteur d’Israël, mon peuple."... Le roi David fit alliance avec les Anciens d’Israël, à Hébron devant le Seigneur, et eux donnèrent l’onction à David pour le faire roi».
PSAUME Ps 121 (122)
Le mot "tribus" est un rappel de l’Exode ; le mot "monter" également: Jérusalem est située sur la hauteur, il faut y monter, c’est vrai ; mais le mot "monter" est aussi une allusion à la sortie d’Égypte : quand on parle de cette libération, on dit « Dieu nous a fait monter du pays d’Égypte ». De fait, un roi qui permettra enfin à Jérusalem d’accomplir sa vocation : « ville de la paix ». Car le souhait adressé à Jérusalem : « Que la paix règne dans tes murs ! », n’est pas seulement un voeu pieux, une phrase gentille comme on peut s’en dire en se retrouvant.
DEUXIÈME LECTURE - COL 1, 12-20
Ce texte résonne comme un credo, une synthèse du mystère du Christ tel que Paul et ses disciples ont pu le découvrir. On a là une grande fresque du projet de Dieu, et l’affirmation que cette oeuvre de Dieu est accomplie en Jésus-Christ. Tout a été créé en lui ET tout a été recréé, réconcilié en lui. Jésus-Christ est vraiment le centre du monde et de l’histoire.
ÉVANGILE DE JESUS-CHRIST SELON SAINT LUC 23, 35-43
Ces trois interpellations ressemblent étrangement au récit des Tentations dans le désert, au début de la vie publique de Jésus (Luc 4) : trois interpellations, là aussi... par le diable cette fois : « Si tu es le Fils de Dieu...». « Si tu es le Fils de Dieu, change donc ces pierres en pain ». « Si tu es le Fils de Dieu... jette-toi en bas, Dieu donnera ordre à ses anges de te garder »... et la troisième tentation concerne justement le titre de roi : «Je te donnerai toute la gloire des royaumes de la terre, si tu te prosternes devant moi ». Même histoire ; Adam s’est trompé : il a cru qu’être fils de Dieu, on le décidait soi-même... il a cru le diable qui disait : « Vous serez comme des dieux », et il a été chassé du Paradis. Jésus, au contraire, dont le nom veut dire : « C’est Dieu qui sauve », Jésus a attendu le salut de Dieu seul... il nous ouvre les portes du Paradis.